19 janvier 2007

FRAGILE - le DVD en avant-première

Catégorie: au jour le jour, news, presse — laurent @ 10:48

En avant-première, Fragile sera disponible en DVD durant les Journées de Soleure, du 22 au 28 janvier 2007!

 

07 avril 2006

Et là j’ai oublié le temps…

Catégorie: au jour le jour, news, presse — laurent @ 14:45

http://www.ssa.ch/_library/documents/publications/apropos/apropos80_fr.pdf

un très bel article de Domenico carli dans le dernier A Propos de la SSA

15 février 2006

On est touché

Catégorie: presse — laurent @ 13:51

Véronique Krahenbühl - Femina 

 

C’est l’histoire d’un frère, Sam et d’une sœur, Catherine, qui ne s’entendent pas. Rien ne semble pouvoir les réunir sauf, peut être, le jour où ils apprennent le suicide de leur mère. Atteinte de la maladie d’Alzheimer, elle amis fin à ses jours avant de subir la déchéance d’une lente agonie. Sam qui s’est occupé d elle dès que le diagnostic a été établi, est profondément affecté par sa mort. A la fois coupable et en colère, il s’en veut de ne pas avoir vu venir le pire. Catherine, étudiante en médecine, lui reproche de ne pas lui avoir dit la vérité au point d’être cruelle. Leur incompréhension est donc mutuelle. Commence le long travail du deuil et de la réconciliation. Plus qu’un film sur la maladie d’Alzheimer, Fragile montre combien les liens familiaux sont essentiels quand des événements dramatiques surviennent, et comment ils permettent de mieux les surmonter.

Laurent Nègre filme une ville de Genève pluvieuse, à l’image de la tristesse de ses personnages. On est touché, malgré quelques longueurs par cette histoire sensible et on se réjouit de retrouver Marthe Keller qui joue ainsi dans son premier film suisse. On ne se lasse pas de sa douceur et de cette petite pointe d’accent allemand qui fait son charme. 

 

Regards croisés

Catégorie: presse — laurent @ 13:39

sur «Grounding» de Michael Steiner, et «Fragile» de Laurent Nègre. Deux visions opposées du septième art.Stéphane Gobbo– La Liberté L’un décolle l’autre pas

Depuis sa présentation aux Journées cinématographiques de Soleure et sa sortie alémanique, Grounding a beaucoup fait parler de lui, fait exceptionnel pour un film helvétique. Mais il faut dire que son sujet avait de quoi susciter un intérêt bien au-delà des cercles cinéphiliques. Grounding traite d’un événement qui a marqué l’histoire de la Suisse contemporaine: la faillite de Swissair. Résultat il bat des records de l’autre côté de la Sarine, bien qu’il s’avère totalement bancal.

A l’inverse, Laurent Nègre sort dans le même temps un film maîtrisé, Fragile, son premier long métrage qui prouve que le cinéma suisse n’est pas pauvre en talents. En moins d une heure et demie le Genevois fait preuve d’une belle sensibilité et d’un sens aiguisé de la mise en scène. La cité de Calvin a rarement été aussi bien filmée (voir les dernières séquences de nuit et le magnifique travelling final). (Lire la suite…)

10 février 2006

La force de Fragile

Catégorie: presse — laurent @ 15:09

Jean-Louis Kuffer - 24 Heures

Avec Fragile, son premier long métrage de fiction, le jeune réalisateur genevois Laurent Nègre démêle les relations exacerbées de deux frère et soeur. Marthe Keller, en mère frappée par l’Alzheimer, domine une interprétation de premier ordre.


Comment se fait-il que les êtres supposés le mieux se connaître peinent tant, parfois, à se comprendre, ou n’y parviennent que trop tard, à la faveur de tel ou tel drame ? Ce thème de la difficile communication entre individus très proches est au cœur du premier long métrage de fiction du Genevois Laurent Nègre, Fragile, qui impressionne d’emblée par ses qualités d’émotion et par sa direction d’acteurs. Il y est question d’une femme séparée (Marthe Keller), la cinquantaine, atteinte de la maladie d’Alzheimer, dont son fils Sam (Felipe Castro), artiste et sensible, s’occupe fidèlement à l’insu de son irascible sœur Catherine (Stefanie Günther) très absorbée par sa carrière de médecin et vivant une relation saphique plutôt orageuse avec son amie (Sandra Korol). Par delà leur agressivité mutuelle, les deux jeunes gens finissent cependant par se retrouver à l’instant même où Sam allait imiter le geste de sa mère, laquelle s’est suicidée pour ne pas être à charge et couper court à sa propre déchéance.

(Lire la suite…)

09 février 2006

Vulnérabilité de l’être

Catégorie: presse — laurent @ 10:16

L’Express - L’Impartial - Interview Laurent Nègre

Un premier film sur le manque d’amour littéralement habité par Marthe Keller. Une réussite du jeune cinéaste romand Laurent Nègre, qui sera présent jeudi à Neuchâtel.Né en 1973 à Genève, Laurent Nègre aurait très bien pu être bédéaste ou dessinateur de presse. Somme toute, il a préféré être cinéaste. En 2002, il tourne «Schenglet». Ce court métrage, qui le fait connaître, brocarde sur le mode du documentaire une nouvelle ère de radieuse surveillance. «Fragile» constitue son premier long métrage.

(Lire la suite…)

Glaciation des sentiments

Catégorie: presse — laurent @ 10:04

L’Express - L’Impartial - Vincent Adatte

Indéniable! Laurent Nègre est un cinéaste très prometteur. Cela se voit à certains détails, par exemple, à sa manière de commencer certaines séquences clés: un responsable d’EMS qui fume devant une lucarne, un employé de pompes funèbres qui se gargarise avant de parler aux proches de la défunte.

Un prix mérité

Mais ce qui frappe le plus, c’est sa volonté obstinée de ne pas céder à la facilité Un frère et une soeur s’entre-déchirent après le suicide de leur mère qui a refusé de se laisser détruire par Alzheimer. Procédant par retours en arrière qui restituent la panade temporelle dans laquelle nous plonge cette affreuse maladie, Nègre rend parfaitement la glaciation des sentiments dans une Genève hivernale filmée avec un talent rare.

Avec la complicité du jet d’eau bien connu, il laisse croire in extremis à un possible dégel. En jouant avec une belle retenue le personnage de la mère, Marthe Keller a obtenu de façon méritée le Prix du cinéma suisse 2006 pour le meilleur rôle secondaire. / vad

07 février 2006

une musique envoûtante

Catégorie: presse — laurent @ 11:32

Avant-Première

Dirigé avec passion, «Fragile» est le premier film de Laurent Nègre, qui fait preuve de beaucoup de compassion pour des personnages pleins de défauts, mais sincères et attachants. Le film est admirablement servi par Marthe Keller (Prix du cinéma suisse du second rôle féminin) et par une musique envoûtante, qui donne la vraie émotion du film sur certains plans magnifiques.

06 février 2006

Attention, c’est «Fragile», simple, pudique et beau

Catégorie: presse — laurent @ 09:52

Antoine Duplan - L’Hebdo

Dans son premier film, Laurent Nègre, cinéaste genevois, met en scène la perte et la douleur avec pudeur, compassion et Marthe Keller. Antoine Duplan est touché.

Une ville en hiver. Trois cœurs en hiver: la mère, atteinte de la maladie d’Alzheimer, qui perd ses repères. Les enfants, Sam le sculpteur et Catherine qui a fait médecine, confrontés à la maladie, au deuil, à l’inimitié. Cette histoire de famille éclatée, de «rapports endommagés», c’est Fragile, qui fait entendre une nouvelle voix dans le concert du cinéma suisse.

Né en 1973, à Genève, Laurent Nègre a toujours eu envie de faire les Arts déco. Mais, «trop gentil» avec sa famille, il a suivi un cursus raisonnable, collège, bac, études d’histoire, des collaborations au Courrier, texte et dessin de presse. Finalement, il passe le concours d’entrée aux Beaux-Arts. Spectateur avant tout et depuis toujours, il se dirige vers la section cinéma. Un choix pas évident pour celui qui s’intéresse surtout à la bande dessinée. Mais le travail en équipe qu’implique le septième art n’empêche pas la solitude inhérente au dessinateur: si la réussite d’un film est collective, la responsabilité du succès incombe au cinéaste.

(Lire la suite…)

05 février 2006

Les choses de la vie

Catégorie: presse — laurent @ 23:19

Chloe Sullivan - TV8

Premier long métrage du jeune Suisse Laurent Nègre, Fragile parle de liens familiaux, de douleur, de la mort et d’espoir. Un film bouleversant, couronné de prix.

Un garçon et une fille se disputent violemment sur le parking d’une station-service à Genève. On comprend rapidement qu’ils sont frère et sœur et vont enterrer leur mère le lendemain. Que le garçon s’est occupé de cette mère malade, alors que la fille était partie suivre ses études de médecine ailleurs. Flash-back: Sam visite une maison de retraite, se renseigne auprès du responsable. Puis retour dans l’appartement où vit sa mère qui prépare un dîner pour accueillir Catherine. On assiste à ce repas où les relations sont assez tendues entre les deux enfants et leur mère, qui ne veut pas dire à sa fille sa décision de rejoindre le lendemain la maison de repos où l’on accueille des malades atteints, comme elle, de la maladie d’Alzheimer. Cette mère qui, en fait, décidera d’en finir le soir même, pour ne pas imposer plus longtemps son état à ses enfants, est incarnée par une Marthe Keller tout à la fois lumineuse et profondément émouvante. Le film enchaîne avec l’annonce de la mort de leur mère et leurs réactions explosives. En filigrane, il n’y a pas d’âge pour devenir orphelin, et le cinéaste a très bien su traduire la douleur de la perte. Fragile avait reçu le Prix du meilleur film francophone au Festival Cinéma Tout Ecran de Genève, et Marthe Keller vient de recevoir le Prix du cinéma suisse pour le meilleur rôle secondaire.